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🍀 Pourquoi certaines femmes n’arrivent pas à appliquer les recommandations médicales (même quand elles sont motivées)

Femmes-appliquer-recommandations-médicales

Sandrine Dupuis

17 mars 2026

L'espace silencieux, rarement accompagné

“Je sais ce que je dois faire… mais je n’y arrive pas.”


Cette phrase, je l’entends souvent. Et elle est toujours dite avec une forme d'émotion forte, un peu comme de la fatigue, parfois de honte, souvent d’incompréhension.


Il n'est pas question ici de "démotivation". Il s'agit au contraire, souvent de femmes engagées, informées, qui veulent sincèrement aller mieux.

Elles ont consulté. Elles ont compris. Elles ont parfois un folder et certains ont même pris des notes. Elles sont reparties avec des recommandations claires, un parcours, et, "il n'y a plus qu'à...".


Et pourtant, quelques jours plus tard, quelque chose se passe.


“J’avais tout noté… et puis la semaine a commencé, et j’ai lâché.”

“Je sais que ça me ferait du bien, mais je n’y arrive pas.”

“Je n’arrive pas à être régulière… et du coup je culpabilise.”


Alors, très vite, une conclusion s’installe : le problème viendrait d’elles ? Pas assez de discipline, pas assez constantes, pas assez fortes ? Et pourtant…


Le problème n’est pas là.


L'espace entre les deux, ce que j'appelle, l'espace silencieux


Dans les parcours de douleurs chroniques tels que l'endométriose, l'adénomyose ou des parcours PMA (procréation médicalement assisté), les patientes reçoivent souvent des informations de qualité, des recommandations pertinentes, des orientations médicales justes.


Seulement, entre comprendre… et appliquer, il existe un espace.


Un espace silencieux, rarement accompagné.

Parce que dans la vraie vie, rien ne se passe dans des conditions idéales. Il y a la fatigue qui s’invite sans prévenir, la douleur qui fluctue, le mental qui sature, les émotions qui débordent parfois.



Et au milieu de tout ça, il faudrait “tenir”, “appliquer”, “être régulière”.

Et puis, " comment faire quand mon énergie n’est pas stable ? Comment je fais si mon corps ne suit pas ? Pourquoi est-ce que mon envie est plus bas que le raz-des-pâquerettes ? C'est quoi cette chose en moi qui a l'air de résister comme un élastique qui tire dans l'autre sens ? "


Ce que je vois, très souvent, ce n’est pas un manque de volonté. Celà relève plus, d'un "gap" entre le cadre médical… et la réalité du quotidien des femmes.

Une femme me disait encore récemment :“On m’explique très bien ce que je dois faire. (...) personne ne m’explique comment le faire quand je suis épuisée, quand j’ai mal, ou quand je n’ai plus de place disponible mentalement.”


C’est exactement là que tout se joue !

Et puis, qu'on se le dise, appliquer une recommandation, ce n’est pas juste “faire”. C’est devoir, l'intégrer dans un cadre pas toujours évident, devoir s’adapter, adapter toutes ces routines ou rituels du quotidien, c'est faire connaissance carrément avec un nouveau style de vie parfois, ou une nouvelle donnée totalement chamboulant ! Donc, comment rendre tout cela vivant ? Comment l’intégrer dans un rythme déjà chargé ? Qu'est-ce que ça va me coûter de plus que déjà composer avec moi-même et mon quotidien, avec mon énergie, avec mes limites du moment ? Par ailleurs, cette forme d'ajustement, de souplesse, de compréhension de moi… où est-ce que je peux trouver du soutien, un accompagnement, un endroit où déposer tous les défis que je rencontre ?


Avec le temps, ce décalage crée des effets invisibles et pourtant, ô combien, puissants.

S'installent, le doute, le découragement, de petites pertes de confiance, ou les phrases parasites qui fusent “et si ça ne marche pas pour moi ?”.


Certaines femmes finissent même par se désengager doucement de leur parcours, non pas par manque d’intérêt… tout simplement, parce qu’elles n’arrivent plus à faire le lien entre ce qui leur est proposé et ce qu’elles arrivent réellement à mettre en place.


Et pourtant, quand ce lien se recrée, tout change.

Pas du jour au lendemain, bien sûr, ou ni de manière parfaite. Cela se fait progressivement, une pas après l'autre, quelque chose se remet en mouvement. Les choses deviennent plus claires, plus accessibles, plus adaptées.

Une femme me disait après quelques séances :“Pour la première fois, je n’ai pas l’impression d’échouer. J’avance, à mon rythme… mais j’avance.” Et quelle belle victoire !


Et c’est exactement ça.

Ce n’est pas l’information supplémentaire qui transforme un parcours. C’est la capacité à faire le lien entre ce que l’on sait… et ce que l’on vit, à transformer une intention en action, à sortir des répétitions qui ne fonctionnent pas., à trouver, en soi, des ressources concrètes pour avancer malgré les fluctuations.


Le coaching de santé s’inscrit précisément dans cet espace. Entre deux consultations. Là où la vie s'anime.

Non pas pour ajouter des recommandations, mais assurément, pour permettre à celles qui existent déjà… de devenir possibles.

Et si vous vous êtes déjà dit : “Je devrais y arriver.” “Je n’en fais pas assez.” ? Peut-être que la question n’est pas là.

Peut-être que vous n’avez simplement pas été accompagnée au bon endroit.

Parce qu’entre savoir… et vivre autrement, il y a un chemin. Et ce chemin peut être soutenu.

C’est exactement ce que je propose en coaching de santé ! J'accompagne ce passage entre compréhension et transformation, dans la réalité du quotidien.



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